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Vendredi 03 février :
Rendu du jugement suite à l'appel du parquet "Ce sont des vautours. Mais les vautours se nourrissent que de proies mortes et je ne suis pas encore mort !" (Xavier Mathieu). Ce sont les mots prononcés par Xavier Mathieu. Car le combat contre le refus de donner son ADN reste apparemment central pour le pouvoir et la justice de classe, et il a finalement été condamné en appel. C’est là la plus belle des réponses. La cour d’appel d’Amiens a condamné vendredi 3 février le syndicaliste CGT de l’ancienne usine Continental, Xavier Mathieu, à 1 200 euros d’amende pour avoir refusé le prélèvement de son ADN par la police. Le syndicaliste avait été relaxé en première instance en juin 2011 par le tribunal correctionnel de Compiègne. L’acharnement du gouvernement a enjoint au parquet d’Amiens de continuer les poursuites (04 janvier), rien que pour l’exemple ! Il avait requis une peine d’un mois de prison avec sursis, avait donc fait appel de cette relaxe, et infirme de ce fait maintenant la décision prononcée à Compiègne. "Je suis condamné (...), ce qui veut dire qu’ils peuvent se repointer la semaine prochaine et me redemander mon ADN et me rejuger si je refuse", a réagi Xavier Mathieu. Les syndicalistes qui défendent les salariés-es et leurs emplois ne doivent pas être assimilés à des délinquants. Créé en juin 1998 pour recenser l’ADN des condamnés définitifs pour des infractions sexuelles, le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) a été étendu en 2001, 2003 et 2010 à de nombreux autres crimes et délits. "Ce n’est pas l’amende le pire, c’est d’être condamné, d’être traité comme un délinquant. Les délinquants, ce sont les dirigeants de Continental. Ce ne sont même pas des voyous, ce sont des criminels. J’aurais voulu qu’(ils) soient jugés pour les conséquences de la fermeture de cette boîte, le désastre économique sur la vie des gens", a lancé M. Mathieu aux journalistes. "Que Xavier [Mathieu] soit dans le même fichier que des violeurs et des assassins, c’est honteux", a déclaré Pierre Sommé, l’un des quelques cent "Conti" venus soutenir le syndicaliste à sa sortie du tribunal. « … Le combat des Conti a été qualifié en France d’exemplaire par les travailleurs et les observateurs. Il a été aussi pour plusieurs raisons connu et inconnu de tous. Mais la raison suprême était que nous avons su au coude à coude créer un front commun avec nos ressemblances et surtout nos différences, même parfois de taille ».
Source et extraits des articles : |
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Cet article fait l'objet d'une procédure judiciaire. - L'Union Syndicale Solidaires Oise - |
NON, LES SYNDICALISTES NE SONT PAS DES CRIMINELS POTENTIELS… !
Les SUD et les Solidaires Oise appellent, comme ils l’ont toujours fait, à soutenir le camarade X.Mathieu, pour son jugement en appel à la relaxation prononcée suite à son refus de prise d’ADN dans le cadre de manifestation syndicale.
A travers lui c’est le combat
de tous les syndicalistes…
Tous ensemble le 4 Janvier 2012 à Amiens, à 11 heures à la gare
pour se rendre ensuite en cortège à la cour d’appel.
Appel du Comité de lutte des travailleurs de Continental Clairoix :
Pour exiger :
La fin du harcèlement judiciaire contre les salariés de Continental et tous ceux qui défendent leurs droits et refusent les diktats patronaux.
La reconnaissance du jugement de relaxe prononcé par le tribunal de Compiègne en faveur de Xavier Mathieu, la fin des poursuites pour refus du prélèvement ADN et l’assimilation de l’action revendicative à un délit.
Le mercredi 4 janvier 2012 à 13h30 se tiendra à la Cour d’appel d’Amiens le procès pour juger Xavier Mathieu, qui avait été pourtant relaxé par le tribunal de Compiègne, pour avoir refusé le prélèvement ADN suite à la simple amende à laquelle il avait été condamné, comme cinq autres travailleurs de Continental, pour leur participation à la manifestation contre la fermeture de l’usine de Clairoix, à la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009.
Oui, il s’agit bien d’un acharnement de la part du gouvernement et de ses représentants pour continuer, plus deux ans après la fin du conflit Continental, les poursuites judicaires contre ceux qui ont eu l’audace de lutter contre les 1113 licenciements annoncés par un groupe multi-milliardaire.
Le gouvernement n’a toujours pas digéré que les travailleurs aient fait front à la coalition d’un grand industriel, Continental, et l’Etat, en les obligeant à lâcher certaines garanties.
Pendant des mois le gouvernement a poursuivi 7 salariés en demandant des peines de prison à leur encontre pour leur participation à une manifestation, en demandant des dommages intérêts astronomiques. Le pouvoir a été désavoué par la justice. L’un d’entre eux a été relaxé et pour les six autres cela s’est réduit à une amende minime de principe, tout comme les remboursements ramenés à quasiment rien. Cela grâce à la mobilisation et au soutien de milliers de travailleurs.
Mais le gouvernement n’a pas lâché. Il a entrepris de nouvelles poursuites contre Xavier Mathieu, un des porte-parole des travailleurs de Continental, dont le crime était d’avoir refusé de se faire prélever son ADN, parce que ni lui, ni ses camardes n’acceptaient d’être considérés comme des délinquants pour avoir défendu leur peau.
C’est exactement ce qu’a reconnu le tribunal de Compiègne. Il a relaxé Xavier Mathieu, en considérant que les manifestations des travailleurs pour défendre leurs droits, y compris celle à la sous-préfecture, ne pouvaient pas être assimilées à un délit. Et c’est ce que le gouvernement au service du patronat ne supporte pas. C’est pourquoi il a donné l’ordre de remettre en cause ce jugement et cette relaxe en demandant au parquet de faire appel.
Il faut que cela cesse !
C’est pourquoi nous, salariés de Continental, appelons les travailleurs, les syndicats, partis, associations, attachés au respect des libertés individuelles et collectives à se joindre à la manifestation du 4 janvier à Amiens pour exiger la relaxe définitive de Xavier Mathieu et la fin du harcèlement judiciaire contre ceux qui défendent leurs droits.
Comité de lutte des travailleurs de Continental Clairoix.
Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet
à Montataire le vendredi 18 novembre :
Soutien aux salariés-es de STILL - Montataire.

Suite à l’invitation lancée
par les salariés en lutte de l’usine Still-Saxby à Montataire et par Jean-Pierre Bosino, Maire de la ville, le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, député
européen et Marie-George Buffet, députée, seront à Montataire le vendredi 18 novembre, pour deux initiatives :
–> à 9h30, rencontre-débat , Salle de la Libération, à Montataire : à partir de la situation emblématique de
l’usine Still, usine performante et aux salariés qualifiés mais menacée de fermeture par les logiques purement financières de la Banque Goldman Sachs et du fonds de pension KKR, cette
rencontre débat abordera les questions de l’avenir de l’industrie et de l’emploi industriel dans notre région et en France, du rôle des banques et des pouvoirs et droits à conquérir pour les
salariés. Des délégations d’entreprises en lutte pour l’emploi dont les « Fralib » de Marseille sont annoncées et une invitation est lancée à tous les syndicalistes de la
Région à participer à cette rencontre-débat pour élaborer et porter ensemble des propositions alternatives aux politiques actuelles.
–> à partir de 11h30, un rassemblement sur le parking de l’entreprise : plusieurs prises de parole dont celle de Jean-Luc Mélenchon sont prévues lors de ce rassemblement solidaire de la population du Bassin creillois et de l’Oise avec la lutte des Still-Saxby.
PRESIDENTIELLE 2012.......
Ayez toujours en tête que le représentant de la Gauche en 2012 est un farouche opposant aux syndicats SUD et son Union Syndicale SOLIDAIRES.....!
MARDI 11
octobre: Journée nationale de grèves et de manifestations, contre le plan d'austérité, à l’appel des cinq organisations syndicales.
Pour l’oise:
* COMPIEGNE : 10h00 - Cours Guynemer.
* MONTATAIRE : 10h00 - Square Marinoni, parking usine Goss.
* BEAUVAIS : 14h00 - Place Jeanne Hachette, face à la mairie.
Quelques photos d'une journée plutôt en berne
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Le 20 octobre se dérouleront les premières élections aux Comités Techniques de la Fonction Publique. Gagner ces élections, c’est gagner pour le Service public. La progression à ces élections encrera durablement notre organisation dans le paysage syndical. Confirmons et amplifions notre présence combattive. Solidaires et les SUD doivent devenir l’interlocuteur inévitable de la Fonction Publique. |
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GOUVERNEMENT : LE COUP FUMANT DE L’ETE 2011 !
Chacun sait que la période estivale est propice aux coups les plus bas de tout gouvernement, et cette année c’est :
RETRAITE, LA DOUBLE PEINE.
La durée de cotisation va passer à 41,5 ans !
Ça date déjà de la semaine dernière pourtant et ça n’a pas fait de tsunami social pour autant.
Comme quoi, gouvernement, en été, fait ce qu’il te plait !
Après la contre-réforme illégitime de 2010 repoussant l’âge de départ de 2 ans, le gouvernement utilise le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pour passer le nombre d’années de cotisations à 41 ans et demi. Dans un premier temps, il l’appliquerait au privé, puis le généraliserait aux fonctionnaires et enfin aux régimes spéciaux, aux dates compatibles avec les contre-réformes de 2003 et 2007/ 2008.
Cette décision, annoncée par le ministre du Travail Xavier Bertrand et qualifiée de « double peine » par les syndicats, tombe quelques jours après l’entrée en vigueur de la loi repoussant l’âge légal de départ.
Il vient donc d’annoncer l’allongement, pour les générations nées à partir de 1955, de la durée de cotisation à 41,5 ans pour obtenir une retraite à taux plein.
Mercredi 6 juillet, le Conseil d’orientation des retraites (COR) rendait un "avis technique" évoquant, selon des sources concordantes, l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans pour les générations nées à partir de 1955.
Cette préconisation du COR serait en fait déjà inscrite dans la loi Fillon de 2003, qui indique que la durée de cotisation évoluera mathématiquement en fonction de l’allongement de la durée de vie à partir de 60 ans. Or celle-ci, "selon les dernières estimations de l’Insee, atteint actuellement 24,42 ans, soit près d’une année gagnée en quatre ans".
Pour être appliquée à la lettre, cette disposition de la loi Fillon doit être actée par un décret avant la fin 2011 pour la génération 1955, ce qui laisserait très peu de temps au gouvernement...
Xavier Bertrand a ajouté sur Europe 1 qu’il "publierait" un décret en ce sens "parce que c’est logique" et "nécessaire pour préserver l’équilibre de notre système de retraite".
Le ministre a souligné que c’est "tout simplement l’application de la loi de 2003". "Nous ne faisons qu’appliquer les textes", a-t-il dit.
Pourtant, les statistiques et prévisions du même COR indiquent que la durée réelle moyenne de cotisation est de 37,5 ans aujourd’hui, augmentera à 38,75 ans en 2020, puis baissera progressivement à 37 ans en 2035 et au-delà. Le gouvernement a déjà baissé les pensions en allongeant la durée de cotisation à 40 ans, puis 41, puis 41 et un trimestre. En annonçant une durée à 41 ans et demi, le gouvernement impose une nouvelle austérité aux retraité-e-s, qui vont subir une double peine : faire valoir les droits à la retraite 2 ans plus tard et toucher une pension moindre. Autrement dit, « travailler plus pour gagner moins ».
Xavier Bertrand a estimé que vivant "plus longtemps, il est logique que l’on travaille un peu plus longtemps".
La loi de 2003 stipule que les gains d’espérance de vie à 60 ans doivent se répartir entre un allongement de la vie professionnelle (pour les deux tiers) et de la retraite (pour un tiers). "Ce principe nous amène à passer aujourd’hui de 41 ans à 41,5 ans", a expliqué le ministre.
"A terme, il y aura 62 ans (pour l’âge légal de départ, ndlr) et 41,5 ans de cotisation, les deux en même temps, au moment où en Allemagne, c’est 67 ans et 45 ans de cotisation, en Espagne, c’est 65 ans", a-t-il fait valoir.
Les syndicats ont déjà protesté vivement contre ce nouvel allongement, dénonçant maintenant "une double peine".
L’Union syndicale Solidaires dénonce ce nouveau coup de l’été contre les futurs retraités-es, appelle
l’ensemble des salariés-es et leurs organisations syndicales, à construire les conditions de nouvelles mobilisations interprofessionnelles.
Nous réclamons une durée de cotisation correspondant à la moyenne constatée aujourd’hui et prévue pour demain, 37,5 ans, et l’abandon de la double peine que représente la décote.